La gouvernance par les données n’est ni un futur désirable ni une dictature éclairée, c’est factuellement les deux.
La spécificité de la gouvernance, c’est la décision.
Décider, c’est gouverner.

Les données ont toujours permis de décider, selon des critères plus ou moins obscurs, elles permettent de se faire une idée sur des situations ou des personnes et de pouvoir décider quand les choix sont multiples.

Les algorithmes d’aide à la décision s’appuient sur des collectes de données massives qu’on appelle BIG DATA et des chaînes de critères conditionnées qu’on appelle des ontologies.

L’intelligence artificielle se construit sur ces principes finalement très appréhendables pour nous. Elle copie notre fonctionnement en mieux car elle s’appuie sur beaucoup plus de données pour faire ces choix et va beaucoup mais alors beaucoup plus vite que nous.

Le deep Learning vient ajouter une dimension éducative en permettent à l’intelligence artificielle de choisir seule, donc de décider.

Les assurances, la banque, la santé, la justice, l’éducation, la publicité et le marketing sont les premières activités qui s’intéressent à cette aide à la décision. Ceux sont ces activités qui investissent dans son développement et en teste les évolutions.

Tout va donc très bien dans le meilleur des monde.

Et pourtant, confier des décisions majeurs pour nos vies à des machines semblent beaucoup plus compliqué que de les confier à des hommes.
Soudainement, il faut de l’encadrement, de l’éthique, de la surveillance.
Il est vrai qu’un juge a fait l’école de la magistrature pour apprendre à contextualiser ses décisions.
Il est vrai également qu’une machine n’est par une personne et qu’elle ne peut pas être jugée. On peut aussi se demander comment un juge pourrait contextualiser son jugement face à une décision prise sur un nombre de données qu’il serait incapable d’absorber et sur une méthode qui, par essence, n’est pas déchiffrable car le deep learning ne l’est pas.

Alors voilà, la gouvernance par la donnée est un futur désirable, on voit que le diagnostic de crise cardiaque est plus rapide et plus fiable de 20% quand il est fait par une intelligence artificielle que par les médecins.
Alors voilà, la gouvernance par la donnée est une dictature éclairée car même si la décision finale sera celle d’un humain, il va falloir s’habituer a ce que le processus qui y amène soit obscur.
Mais finalement, n’était-ce pas déjà le cas ?

Notre équipe possède un historique commun sur les questionnement de l’impact du numérique sur nos vies et nos sociétés.

Cette transition est d’une rapidité fulgurante et très sous estimée dans ses conséquences tant par nos acteurs économiques que par nos acteurs politiques, tout du moins en Europe.

Un des moyens de comprendre comment nos vies et nos sociétés vont s’articuler avec les impacts du numérique est de contrôler comment nous traitons toutes ces données que nous collectons avant de les laisser aux neurones digitaux d’intelligence artificielles qui vont nous gouverner.

Dans notre équipe, je ne suis pas la seule a être attachée à la protection des droits et libertés individuelles et collectives et a être force de proposition pour que le développement des nouvelles technologies ne soit pas oublié dans le scope de ces droits.

En revanche, je suis la seule a avoir choisi la loi informatique et libertés et maintenant le RGPD et autres textes comme un prisme de lecture particulièrement pertinent et créatif pour ce sujet essentiel.
DATA TRANSITION est né de cette volonté commune d’un « vivre ensemble » avec les données que nous produisons et dont les technologies s’emparent pour créer de la valeur, changer nos usages et pratiques et faire évoluer notre société, ces lois et nos modes de gouvernance.